Shichaara2013

  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2013

29 novembre 2013

Le cap Kyan

Classé sous images — shichaara2013 @ 13 h 23 min

kyan

 

Cap Kyan     Kyan misaki 喜屋武 岬

Le cap Kyan se trouve à l’extrême sud de l’Ile d’Okinawa. Sur ce cliché, on voit l’ocean Pacifique au dernier plan, devant , la mer de Chine vient se briser sur la côte. Ce petit morceau de roche est donc à la jonction d’une mer et d’un océan

Des russes (sibériens) à Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 10 h 40 min

 

L’agence de voyage HIS a mis au point un programme de vol charter entre Vladivodstok et Naha à partir de mai 2014; et ce pendant six mois. L’objectif est de faire venir 5000 visiteurs russes durant cette période.

Il est notable que comme d’habitude, ce type de vols n’est pas disponible pour les Okinawanais désirant se rendre en Sibérie. En effet, tous les charters mis en place ces dernières années n’avaient que pour but de faire venir des touristes de Chine, de Corée ou de Russie à prix réduits. Les Okinawanais ont le droit d’accueillir des touristes, mais pas de l’être. Si un Okinawanais veux aller en Corée, il doit passer par Fukuoka et payer environ 500 euros son vol A-R.

Pour se rendre en Chine, située en face à tout juste 1heure, il faut soit passer par les compagnies japonaises avec une connection à Ôsaka, soit prendre les vols réguliers des compagnies chinoises pour homme d’affaires, à plus de 900 euros le vol.

Les Chinois du Sud ou les Taiwanais ont eux leurs vols à prix cassés pour venir à Naha, tout juste quelques centaines d’euros. Chercher l’erreur

 

 

 

28 novembre 2013

X Factor à Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 5 h 33 min

 

Les networks des Etats-Unis ont trouvé une nouvelle façon d’abêtir la jeunesse okinawanaise. Le fameux programme de télé-réalité X factor a en effet débuté il y a plus d’un mois.

Reprenant le principe  de  ce genre d’émissions, à savoir trois  juges stupides, mais présentés comme des sommités dans le domaine du show business, qui évaluent, cherchent de nouveaux talents venus  s’éxhiber devant eux, X factor à  Okinawa nous montre comment les (très) jeunes  Okinawanais désirent chanter, danser comme des états-uniens.

Bien sûr, on trouve notre lot de jeune homme aveugle à la voix pure,  de jeune hirsute imprégné de culture locale, de septuagènaire excentrique.

Mais ce qui est le plus triste, c’est que ce x factor à Okinawa n’est pas une version de multiples version présentes dans tout le Japon : x factor Kansai, x factor Tôkyô, x factor Hokkaidô, x factor Okinawa. Ou bien une version centrale nationale,  comme c’est le cas au Royaume Uni. Non, les producteurs ont choisi Okinawa comme point central de cette émission à la gloire de la culture des Etats-Unis. Des candidats d’autres parties du Japon font en effet le déplacement pour tenter leur chance.

Le lien de tournage est aussi révélateur : la ville de Kôza, haut lieu de la présence des Etats-Unis à Okinawa.  Il faut aussi entendre les juges présentateurs qui s’expriment parfois entre eux en anglais, et souvent avec les candidats. Je ne l’ai pas dit, mais deux de ces trois personnes sont originaires d’Okinawa, l’autre étant un métropolitain. Ajoutons que leur niveau dans cette langue est bien bas…. mais il faut se soumettre au moule et passer pour un individu compétent dans un environnement où parler l’anglais des Etats-Unis est perçu comme une qualité.

Venir tourner des émissions télévisuelles à Okinawa est en soi louable. Mais le faire parce qu’on est sûr de trouver des participants collant à cette idée nauséabonde de la culture mondialisée est par contre hautement critiquable. Mais une fois de plus, les Okinawanais, trop contents qu’on s’intéresse à eux, ne voient pas qu’ils sont les dindons de la farce.

La culture d’Okinawa a toujours été le fruit d’échanges, d’apports multiples. Le fait qu’à cause des méandres de l’Histoire, son île principale, surtout, ait développé un attrait pour la culture des Etats-Unis n’est pas critiquable. Ce qui est plus désolant, c’est que cela soit érigé en modèle, presque une étape obligée dans la construction de l’identité okinawanaise contemporaine.

25 novembre 2013

De la pureté dans la beauté?

Classé sous langue — shichaara2013 @ 13 h 36 min

 

Pour exprimer ce qui est beau, l’okinawanais utilise le terme churasan 美さん. L’étymologie de ce mot renvoie à la purété, comme dans kiyoi 清い en japonais standard. La racine de ces deux termes est d’ailleurs la même.

En okinawanais, le fait que ce qui est beau l’est parce qu’il est sans souillure, sans altération, nous renseigne sur la façon de concevoir le monde des insulaires.

 

Les falaise du sud-est de l’île principale d’Okinawa

Classé sous images — shichaara2013 @ 10 h 24 min

IMG_2715

 

La côte sud-est, juste au sud du cap Chinen, de l’ île principale d’Okinawa, est  constituée d’abruptes falaises.  A leur base, on reconnaît le récif corallien, devenu une roche. Ici on peut voir les falaises de la localité de  Gushikami  (maintenant une partie de la municipalité de Nanjô).

 

 

 

 

 

23 novembre 2013

Les bases militaires des Etats-Unis et Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 59 min

Ce blog n’a pas pour vocation d’être politique. Mais il importe d’évoquer un sujet qui, malheureusement ou pas selon les points de vue, va de pair avec Okinawa.

Camp_Foster_Gate_4

Après la Seconde Guerre mondiale, les forces des Etats-Unis sont restés au Japon après l’avoir envahi en été 1945.

Cette occupation dura jusqu’en 1952, lorsqu’un traité de paix fut signé entre les deux pays. Mais, conscient de la place stratégique du sol japonais, allant de la zone polaire au tropique, en ces temps de conflit sur le continent asiatique (Corée), les Etats-Unis décidèrent de disposer de bases sur le sol japonais et qu’ils conserveraient Okinawa sous leur autorité.

Cette situation dura jusqu’en 1972, quand Okinawa fut rétrocédé au Japon. Cependant, les bases, qui étaient un droit des Etats-Unis sur le sol japonais, dont Okinawa faisait à nouveau partie,  ne furent pas relocalisées. Au contraire, les gouvernements japonais sucessifs ne firent jamais en sorte que 85% de la présence militaire états-unienne sur seulement les quelque pourcents du sol nippon que représente  Okinawa soit plus équitablement répartie sur l’ensemble du pays.

C’est ainsi que des bases sont littéralement dans les habitations, comme celle de Futenma, dont on a parlé en France en 2010.

futenma700 la base de Futenma coupe la ville de Ginowan en deux

 

Mais il y a aussi les zones de casernes, les terrains d’entraînement militaire à Kunigami dont j’ai parlé il y a quelques jours.

 

SEB201308120002     olsuko001_1 f2596_6_6

 

Au total ce sont environ 18 %de la surface de l’Ile d’Okinawa qui sont occupés par les bases.

okinawabases

 

Certains habitants pensent qu’il s’agit d’un bien pour leur île et pour le Japon au regard de la menace chinoise et des démonstrations de force de la Corée du Nord, les Etats-Unis étant sur place pour les protéger.

D’autres sont exaspérés de devoir supporter des nuisances sonores et d’autres troubles liés à la présence d’une armée en plein dans leur quotidien.

D’autres encore sont mécontents, mais acceptent la situation parce qu’ils en tirent des profits éonomiques.

Le gouvernement japonais actuel, conscient que ce dossier est un terrain miné, avance à pas feutrés. On parle de timides  relocalisations  par-ci, de retrocéssions de terrains par-là. Il y a aussi le problème de la base de Futenma sur le site de Henoko, au camp Schwab. Cela doit se faire depuis des années, mais au niveau local, il y a un blocage total.

Certains Okinawanais, dont les plus jeunes, ne sont même pas opposés aux bases, parce que selon eux, ils ont toujours vécu avec. Ils n’ont pas conscience de leur  nuisance parce qu’il leur semble naturel de voir des hélicoptères  faire des manoeuvres près de leur école, ou d’entendre des avions de chasse décoller dans leur salon.

 

 

22 novembre 2013

Le corail mou

Classé sous images — shichaara2013 @ 1 h 49 min

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

On connaît surtout  en France les coraux dits durs, dont les gorgones, ou bien les fameux coraux rouges utilisés dans la bijouterie. Or, la Terre compte plusieurs milliers d’espèces de coraux, réparties en deux classes elles-mêmes formées de plusieurs familles. Parmi celles-ci, on trouve les coraux moux. En voici un spécimen (le corail est un animal) au niveau de Sunabe, à Chatan,au sud de l’Ile d’Okinawa. Réellement souple mais dense à la fois, un peu comme du silicone, il plie parfois sous les forts courants, donnant l’impression de flotter au vent telles les branches d’un arbre.

21 novembre 2013

Okinawa et les typhons

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 8 h 17 min

Okinawa est une terre à typhons.

Il s’agit là d’un adage, d’une évidence presque. Les îles qui constituent  Okinawa, ou les Ryûkyû, sont un couloir à typhons, à tel point que les japonais parlent de « taifû no ginza »  台風の銀座  guilde, ou congrégation, de typhons.

 

Ainsi, la majeure partie des typhons qui traversent où touchent le Japon, passent en fait sur Okinawa.

L’agence météorologique japonaise nous dit que par an, il en passe 7,6 à Okinawa et environ 3  dans la région de Tôkyô (Kantô) ou de celle de Kyotô (Kinki). Et cela est une moyenne établit sur 30 années.

Ainsi, pour l’année 2012, ce furent seulement 2 typhons qui traversèrent le Japon métropolitain; alors qu’Okinawa en connut 11.

 

Okinawa, au sens administratif prit comme département, ou culturel, compte un ensemble important d’îles. Ainsi, lorsqu’on parle d’Okinawa pour les tyhons, il ne s’agit pas seulement de l’île principale qui porte ce nom ou de ses îles environnantes, mais aussi des îles Yaeyama ou Miyako, situées plus au Sud, non loin de Taiwan. Et c’est justement là que se situe le problème.

Le typhon aime l’eau, chaude de préférence. Les typhons naissent au milieu du Pacifique Nord, ou vers les Philippines. Ils font route ensuite vers le Nord-Ouest, et là ils se retouvent face à Taiwan, et surtout au continent asiatique juste derrière. (Lorsqu’il s’agit de la direction Nord-Est, il n’y a heureusement que peu d’îles, en fait seulement les Iles Bonin ou Ogasawara.)   Ils n’ont donc pour autre choix que de tourner vers l’Est, juste sur le châpelet d’îles que forme Okinawa, qui ne constitue pas une masse de terre assez forte pour les dévier, les faire rebondir en quelque sorte, comme celà arrive quand un typhon s’approche de la métropole japonaise : la masse de l’île du Honshû  les détourne vers l’Est faisant qu’ils longent le Japon mais ne le franchissent que rarement.

Depuis des siècles, le Pacifique Nord est le lieu de naissance d’environ 30 typhons par an. Dès le mois de mai, quand la surface du Pacifique devient trop chaude, des typhons se créent. Celà dure jusqu’en octobre voire novembre, comme nous l’avons vu avec le triste sort des Philippines.

Parmi ce nombre, une dizaine traverse les îles d’Okinawa. La population s’est donc habituée à ce phénomène. Autrefois, les maisons étaient basses, les piliers enterrés profondément dans le sol, les tuiles étaient très lourdes. Maitenant, c’est le béton armé qui remplace ces techniques ancestrales.

Par ailleurs, ces îles étant peu vastes, l’eau de pluie produite par les précipitations énormes accompagnant les typhons s’écoule dans la mer rapidement. Par ailleurs, le sol est assez gras, laissant peu d’eau le pénétrer. Tout cela fait qu’il n’y a pas d’éboulement de terrain comme on l’a vu sur l’Ile d’Izu en octobre dernier.

 

19 novembre 2013

Les mots du fond okinawanais

Classé sous langue — shichaara2013 @ 7 h 35 min

 

La langue okinawanaise ou ryûkyû comporte de nombreuses composantes comme je l’ai expliqué il y a quelque temps.

Voyons aujourd’hui un tout petit nombre de  ses termes issus du fond d’Okinawa, c’est à dire qui n’ont pas de rapports avec le chinois ni le japonais.

 

Fiijaa : la chèvre

Kaabuyaa : la chauve-souris (roussette)

Wenchu : la souris

Maasu : le sel

Fiisan  : froid

Kufasab : dur

Maasan : délicieux

Nishi  : le Nord

Fee : le Sud

Iri : l’Ouest

Agari : l’Est

Fuuchibaa : l’armoise

 

Ces mots, sans doute aussi vieux que la parole aux Ryûkyû, dénotent d’une réelle  indépendance, faisant de l’okinawanais une langue automone, ancrée dans son sol.

 

18 novembre 2013

Mahi mahi à Kunigami

Classé sous info du jour — shichaara2013 @ 11 h 06 min

 

Nous parlions hier de la localité de Kunigami.

Le Ryûkyû Shinpô nous informe que la semaine dernière, au port de Ginawa le séchage au soleil des poissons mahi mahi, nommés fuu nu iyuu,  a commencé.

Cette coutume ancienne, propre à cette partie assez différente du reste de l’île,  consiste à pêcher les mahi mahi qui viennent près des côtes  nord de l’île principale, portés par les vents du nord qui soufflent  de novembre à janvier.

Suspendus sur une barre, les filets de poissons sêchent au soleil après avoir été roulés dans du sel.

Mahi mahi à Kunigami dans info du jour shiiira

 

 

 

 

 

(@Ryûkyû shinpô)

123

Des voyants pas comme les a... |
Tips on how to improve your... |
Methods to increase your we... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | The right way to raise your...
| The best way to increase yo...
| Salazarfyzw