Shichaara2013

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30 décembre 2013

Le préfet d’Okinawa a finalement dit oui

Classé sous info du jour — shichaara2013 @ 11 h 29 min

 

à la réquisition du cap Henoko pour la construction d’un héliport pour les Etats-Unis afin de délocaliser la base de Futenma, établie à Ginowan.

 

Le 27 décembre, le « chef  » d’Okinawa a présenté au Premier Ministre Abe Shinzô les documents où il consent à laisser les travaux débuter sur le site de Henoko.

Il s’agit là d’une volte-face pour celui qui s’était fait réélire en 2010 en insistant sur le fait qu’il était préférable pour Okinawa de voir la base de Futenma hors d’Okinawa.

Laissant planer le suspens depuis quelques semaines, il devait toutefois donner sa réponse pour le début de l’année 2014, il a finalement dit oui à ce qu’Abe lui demandait (ordonnait) depuis des mois. Il ne faut pas oublier que Nakaima, bien qu’étant indépendant, est proche du parti d’Abe, le PLD, dont il reçoit le soutien à chaque élection.

C’est en présentant sa décision comme l’expression des 1 400 000 habitants d’Okinawa, dont il est vrai il est le préfet élu au suffrage direct, qu’il a signé le début de la destruction de l’éco-système de Henoko et de ses alentours; et  la fin de la tranquilité pour les habitants ;  ce que l’ensemble de la ville de Nago, dont dépend Henoko, avec à sa tête son maire Inamine Susumu, combattait depuis bientôt 10 ans.

 

 

26 décembre 2013

L’arrivée de l’hiver

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 47 min

 

A Okinawa, on dit que l’hiver arrive avec le solstice d’hier, soit le 22 décembre pour l’année 2013 (en Europe c’était le 21 pour mémoire).

Ce passage se nomme tunjii 冬至.

Afin d’éviter la maladie, on cuisine un riz enrichi de légumes et de viande, le tunjii juushii

 

jushii

 

En effet, ce jour est souvent synonyme de froid et de vent du Nord : « le froid de l’arrivée de l’hiver » : tunjii biisa 冬至寒さ.  La maîtresse de maison, tout en préparant ce plat rituel, effectue des offrandes au dieu du feu et prient les ancêtres de la famille et-ou du clan. Elle demande à ce que les siens ne tombent  pas malade au cours des semaines à venir, relativement froides pour une terre sub-tropicale comme Okinawa, mais en même temps cela est normale vu qu’il s’agit bien de sub-tropicalité et non pas de tropicalité.

Cette césure dans les saisons est fixée selon le calendrier agricole chinois, soit solaire comme le nôtre. Ainsi, l’arrivée de l’hiver correspond à celle de nos lattitudes où le calendrier grégorien est d’usage.

 

 

20 décembre 2013

Une figure inconnue de la grue blanche à Okinawa

Classé sous arts martiaux — shichaara2013 @ 2 h 01 min

 

Ce blog n’est pas un blog sur le karate d’Okinawa, pas en tout cas sur sa forme actuelle, fort éloignée des intentions premières de cet art qui ne se nommait alors pas karate. Cependant, le cheminement de cette activité durant les temps du royaume et  son développement lors de  l’avant  guerre à Okinawa sont des  phénomènes riches en informations sociologiques. C’est pourquoi il m’arrive  ici d’en parler.

 

On connait en France l’école des Uechi, formatée par Uechi Kan.ei (1911-1991). On sait déjà moins que ce fut son père Kanbun (1977-1948) qui alla apprendre un art du combat en Chine dans la province du  Fujian au début du siècle dernier. Il ne disait alors pas qu’il enseignait l’école portant son nom, mais un style reposant sur le partage du rigide et du relâché : pangawinuun en okinawanais.

On ne connait pas grand chose des années passées dans le Fujian par Kanbun, et surtout on ne sait pas s’il avait appris les armes, chose courante en Chine lorsque l’on s’adonne à une technique à mains nues.

Lorsque l’on se penche sur le camarade de Kanbun dans le Fujian, on apprend déjà plus d’éléments, en tout cas, on  a des interrogations nous permettant d’imaginer des choses.

Cet ami se nomme Matsuda Tokusaburô (1878-1931).

Il arriva avec Kanbun en Chine en 1896, et on retrouve leur traces dans le dôjô de la famille Kôjô à Fuzhou cette même année. Ce dernier ne les ayant pas acceptés comme élèves, ils errèrent dans la région pendant un certain temps.

On sait que Kanbun étudia auprès d’un certain Zhou Zhihe, mais pour Matsuda c’est plus flou. On sait par contre que comme Kanbun, il apprit  Seesan, Sanchin et Sanseeruu.

Il eut aussi accès au kata Pecchurin (Suuparinpee). Et, à force de pratique, il devint un expert en épée de la grue.

 

Lorsque les deux amis furent rentrés de Chine, ils participaient souvent aux fêtes communataires et faisaient montre de leur talent ; Uechi en karate, Matsuda en épée.

Des questions demeurent. Uechi Kanbun a-t-il appris des armes? L’épée fut-elle dans son cursus, comme Matsuda? Et si oui, pourquoi n’a-t-il jamais enseigné cette part de ses connaissances, même à son propre fils?

19 décembre 2013

Un héros d’Okinawa

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 3 h 36 min

 

On parle souvent du Royaume des Ryûkyû (1429-1879), mais avant cela, les différentes îles qui forment Okinawa existaient. Certaines d’entre elles, à l’instar de l’Ile d’Okinawa comportaient même des systèmes économiques très développés  au sein de différentes seigneureries ou royaumes.

C’est ainsi que l’Ile d’Okinawa comptait trois royaumes : celui du Sud Nanzan, du Centre Chûzan et du Nord Hokuzan.

Quand au début du 15e siècle  les combats s’intensifièrent pour la domination d’un royaume sur les deux autres, les seigneurs locaux prirent une place importante dans la société.

Vers l’année 1410,  le Royaume du Centre avait pris de l’importance, mais n’avait pas encore réussi à soumettre celui du Sud et  celui du Nord. Or, parmi les seigneurs de cette partie nord de l’ile, nombreux étaient ceux à vouloir voir tomber leur roi, Han Anchi.

Shô Hashi, celui qui avait pour but d’unifier l’île sous son autorité, oeuvra donc pour que ces derniers se rapprochent de lui et l’aide dans sa bataille. Le seigneur de Yomitan, Gosamaru (Mô Kokutei de son nom chinois) étaient l’un d’eux.

C’est ainsi qu’en 1416, il était à la tête des troupes de Hashi qui attaqua le Château de Nakijin, place forte du Hokuzan.

Une fois ces faits d’arme achevés il rentra chez lui, mais déménagea son château de Yamada à Zakimi.

Le Roi Shô Hashi lui offrit ensuite la seigneurerie de Nakagusuku au centre de l’île, l’un des lieux les plus importants, preuve de sa reconnaissance à sa fidélité.

Par ailleurs, la fille de Gosamaru devint la femme du futur roi, le prince Shô Taiku. Lorsque ce dernier accéda au trône en 1454, cela faisait déjà plus de quarante ans que Gosamaru servait les Shô.

Cependant, Taiku n’était pas comme son père et commençait à se méfier du poids qu’avait le père de sa femme à la cour. Il le fit donc supprimer.

Si les annales royales gardent une trace bien légère et peu  élogieuse de Gosamaru, la tradition populaire  en a fait un héros, incarnant l’âme chevaleresque des nobles du royaume de jadis.

Une pièce de théâtre, des contes lui sont ainsi consacrés.

theatre Gosamaru sur scène

 

 

 

 

 

18 décembre 2013

Les mots dans la famille

Classé sous langue — shichaara2013 @ 6 h 41 min

En tant que société où chacun est à sa place et où l’on respecte les degrés de hiérarchie entre les gens, Okinawa a des mots, parfois assez pointus, pour désigner les membres d’une famille.

 

+Les termes pour les relations nucléaires sont

K »kwa                子            l’enfant

Wikigangwa  男の子    le fils

Wikigungwa  女の子   la fille

 

Chuingwa    一人っ子  l’enfant unique

Taachuu       双子        des jumeaux

 

Tanmee (pour les familles nobles) ou Usume 祖父     le grand-père

Nmee (pour les familles nobles)   ou   Haamee 祖母   la grand-mère

 

Tarii (pour les familles nobles)  ou     Suu 父            le père

Ayaa (pour les familles nobles)  ou   Anmaa 母    la mère

 

Choodee    兄弟   les frères et sœurs

Quand un frère parle de sa (ses) sœur(s) il dit         Unai     姉妹

Quand une sœur parle de son (ses) frères, elle dit Wikii   兄弟

 

 

+Les termes de parenté en rapport avec la relation matrimoniale sont les suivants en okinawanais

Utu       夫      le mari

Tuji      妻      l’épouse

Shitu   舅    le beau-père

Shitu   姑    la belle-mère

Muuku 婿    le gendre

Yumi    嫁     la bru

17 décembre 2013

La poésie

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 4 h 08 min

 

Comme tous ses voisins, Okinawa avait développé un art de la poésie.

Alors qu’au niveau de la métrique, le modèle typique du Japon est 5-7-7, celui des Ryûkkyû est 8-6-6.

Le terme pour la poésie est uta 唄, qui a aussi le sens de chant, car les chants, autrefois, se psalmodiaient, comme cela se faisait au Japon également puisque pour désigner la poésie japonaise, on parle de waka 和歌  »les chants du Japon » : le second caractère est synonyme  de 唄.

Mais comme les Okinawanais appréciaient la poésie chinoise et la poésie japonaise, ils parlaient aussi respectivement de kanshi 漢詩 et de washi 和詩.

Okinawa est donc l’un des rares endroits, peut-être même le seul, où les termes kanshi et washi  cohabitent.

16 décembre 2013

Les rapaces et Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 14 min

 

Okinawa, en tant que lieu sub-tropicale n’est peut-être pas la terre la plus propice à la présence de rapaces.

On y trouve pourtant deux espèces, amplement présentes sur l’ensemble des îles.

1- Le balbuzard pêcheur  (Pandion haliaetus)

Cet oiseau nommé misago 鶚 en japonais est, comme l’indique son nom, un rapace qui se nourrit de poissons.

misago

Il mesure environ 60cm pour une envergure d’environ 150cm.

En Europe ou en Amérique du Nord, ils migrent en général dans l’hémisphère sud pour y a passer l’hiver. Ceux d’Okinawa y vivent par contre tout l’année, ils sont juste dans la fraicheur des forêts durant la période chaude, avant d’apparaître sur les bords de mer d’octobre à mai  pour y chasser le long des récifs.

misago10

 

2 le busautour à joues grises (Butastur indicus)

Nommé sashiba en japonais 鸇,  il mesure environ 50cm pour environ 100cm d’envergure. Il est présent en Sibérie, au Japon, dans le nord de la Chine et en Corée.

sashiba

Ce rapace vient tous les ans depuis le continent asiatiques passer l’hiver en majorité sur l’Ile de Miyako, mais certains s’arrêtent sur l’Ile d’Okinawa. Conduit par les courants d’air froids du continent, miinishi 新北風 en okinawanais  il commence à arriver vers le mois d’octobre. On en compte environ 30 000 à Miyako.

081012_1522~0001Un aperçu de ces milliers d’oiseaux arrivant à Miyako.

 

Malheureusement, d’années en années, le nombre de ces rapaces diminue. Victime de la déforestation opérée pour le développement touristique, ils désertent Okinawa pour d’autres contrées d’Asie du Sud-Est.

 

 

 

 

97 ans

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 2 h 08 min

 

Alors que le Japon célèbre les âges de 60, 69, 76, 79, 87, 89 et 98 ans, Okinawa préfère ceux de 73, 85, 88 et 97 ans. Est-ce parce qu’avant on est encore jeune?

Si les trois premiers ne sont pas réellement fêtés, en tout cas au niveau communautaire, l’âge aussi élevé de 97 ans est lui fort important dans les commautés insulaires. La fête se nomme Kajimayaa et est fixée au 7e jour du 9e mois du calendrier lunaire, soi 9-7, c’est-à-dire l’âge en question.

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Etant donné que les personnes ayant atteint cet âge ne peuvent plus vieillir, elles retournent en enfance. On leur offre donc des moulins à vent, kaji mayaa 風車 en okinawanais terme d’où vient le nom de l’évènement.

moulins

 

On leur présente aussi un chant et une danse exprimant les souhaits de bonne santé et de joie.

Ensuite les personnes sont invitées à monter dans une carriolle décorée de fleurs en papier, de nos jours il s’agit le plus ouvent d’un voiture sans toit, parfois une simple benne  d’ouvrier pour les plus modestes, afin de les faire parader dans le quartier ou le village où les habitants s’empressent pour les féliciter. Les femmes sont vêtues d’un kimono traditionnel d’Okinawa à motifs tandis que les hommes portent un kimono d’apparat et un sur-kimono de couleur dorée ou cuivrée.

Des images parlant mieux qu’un discours,  regardons cette vignette de l’Okinawa taimusu

http://ryukyushimpo.jp/news/storyid-198289-storytopic-1.html

 

13 décembre 2013

Les baleines à bosse

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 07 min

 

Les eaux de la Mer de Chine orientale, entre Onna,les Iles Kerama et l’Ile d’Ie,  connaissent tous les ans entre décembre et avril  la venue de baleines à bosse depuis l’autre côté du Pacifique.

bosse

 

 

Ces mammifères, femelles pour la plupart, viennent avec leur petit depuis les côtes du Canada pour passer l’hiver dans les eaux tièdes.

bosses 2    Un baleineau ,  avec la nageoire de sa mère à droite

 

 

Malheureusement,elles ont vite attiré les sociétés de plongée sous-marine, qui, voyant leurs activités baisser fortement en hiver, ont eu l’idée de s’enrichir en dérangeant ces paisibles créatures en développant un activité purement anglo-saxonne :  le whale watching : observer les baleines.

Combien de temps les baleines supporteront-elles d’être traquées (il faut absoluement que le client voit une baleine); épiées, dérangées dans l’éducation de leur progéniture?

Bien-sûr, ce ne sont même pas les Okinawanais qui pourrait profiter de cet inutile concept pour voir de leur yeux des animeaux rares, mais des touristes et des militaire des Etats-Unis argentés. Car bien-sûr, comme pour la plongée sous-marine, les tarifs sont chers, hors de portée des locaux.

 

 

Le karate d’Okinawa jusqu’à la Guerre du Pacifique

Classé sous arts martiaux — shichaara2013 @ 1 h 43 min

Autrefois, on parlait de tiigwa pour désigner ce que l’on nomme à l’heure actuelle le karate, la main vide.

Ce mot tiigwa désignait les arts de combat, ce qui incluait le combat à mains nues, mais aussi, si l’expert-pratiquant dont on parlait maîtrisait le bâton long ou les tridents, le maniement de ces armes. On ne disait pas   » oh, il faut se méfier de lui, il fait des kobudô en plus de son karate ».

Non, ce genre de détails ne sont apparus que récemment. Autrefois, au temps du royaume,  une personne sachant se battre le faisait avec ce qu’elle avait sous la main, ou pas, et donc se servait de ses mains nues le cas échéant. C’était un busha 武士.

Parallèlement à cela, on savait depuis le 18e siècle environ qu’il y avait des manières de combattre, venant de Chine dues aux rapports étroits entre les deux pays.

Il y avait

le shurite-suidii : art de combat développé à Shuri, la ville royale

le nahate-nafaadii : art de combat développé à Naha, la ville de gens du commun

le tomarite tumaidii : art de combat développé au port de Tomari, lieu de rencontre entre marins chinois, okinawanais et d’autres pays

 

Au début du siècle dernier, on parlait, dont Funakoshi Gichin, de Shôrin 少林 et de Shôrei 昭霊. Le premier étant à peu près synonyme de shurite et le second désignait le nahate et le tomarite.

Ces cinq termes étaient utilisé par les gens du milieu, les okinawanais normaux parlaient de tiigwa ou de tuudii (tôde), ce dernier mot s’écrivant avec le catactère de la Chine 唐. Mais comme il n’y avait pas de règles, et qu’en Okinawanais comme en japonais, un même caractère chinois peut se lire d’au moins deux façons, certains disaient aussi karatii (karate) au lieu de tuudii.

De surcroît, on commençait à vouloir insister sur le fait que la pratique se faisait sans armes, les mains vides.  On garda donc le son de kara de karatii-karate nouvellement employé, mais on supprima le caractère 唐 de la Chine pour celui du vide 空. Cela donnait également karate.

Durant les années 1920; on commença à agir pour une uniformisation des trois courants pré-cités, et certains commencèrent à affirmer leur école.

 

Nous n’avons pas parlé ici de l’art du combat autochtone d’Okinawa, car on n’en sait en fait pas grand chose, et qu’il n’a de toutes façons pas de réels liens avec le karate actuel.

 

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