Shichaara2013

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31 janvier 2014

Bonne année du cheval

Classé sous gérénale — shichaara2013 @ 10 h 50 min

Okinawa, et bien-sûr la Chine, fête aujourd’hui le Nouvel An luni-solaire.

Même si de façon formelle, l’année commence comme en Europe le 1er janvier pour cause d’usage du calendrier grégorien sur obligation de l’Etat japonais en 1879,  tous les rites et fêtes traditionnelles d’Okinawa sont fixés selon le calendrier luni-solaire.

Les familles pour qui les liens avec le monde des ancêtres sont encore importants fêtent donc ce jour, même simplement.

Par contre, les pêcheurs, surtout ceux d’Itoman et des îles périphériques à la principale, célèbrent le Nouvel An dans les sanctuaires. On mange aussi des plats de fête et ne travaille pas, même s’il ne s’agit pas d’un jour férié selon le calendrier officiel.

 

Bonne année de l’aîné-bois cheval à tous

Le 30e jour de la 12e lune

Classé sous gérénale — shichaara2013 @ 2 h 56 min

Hier, le soleil s’est couché pour la dernière fois de l’année luni-solaire. A Okinawa, on fêtait dans la soirée la veille du Nouvel An : tusi nu yuru 年の夜. Même si le Nouvel An luni-solaire devient marginal, il est toujours fêté dans différentes localités et communautés.

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Pour la dernière fois, le cap Zanpa s’est embrasé, vers 18H00.

29 janvier 2014

Oyake Akahachi Le résistant d’Ishigaki

Classé sous Non classé — shichaara2013 @ 8 h 00 min

Avant que les Ryûkyû ne deviennent un royaume et avant même que des structures autoritaires et administratives ne soient créées, c’est-à-dire jusqu’au 14e siècle, chaque île, et même chaque localité de ces îles vivait en autonomie, sans avoir à rendre de comptes, et surtout payer des impôts à un appareil d’Etat qui n’avait pour seule légitimité que la force.

Ainsi, même quand le Royaume des Ryûkyû se constitua durant le 15e siècle,  les îles Yaeyama restaient relativement indépendantes et continuaient à vivre comme autrefois. En effet, même si les différents rois avaient essayé de centraliser les différentes îles des Ryûkyû, celles situées au sud, c’est-à-dire Miyako et surtout les Yaeyama, étaient restées indépendantes du fait de leur éloignement géographique qui rendait une occupation difficile pour un état en train de se créer. Miyako et Yaeyama étaient simplement soumises à un impôt.

A la fin du 15e siècle, l’Île d’Ishigaki comptait les seigneurs Oyake Akahachi (village d’Ôhama), Koruse (village d’Ôhama), Nakama Mitsukeema (village de Kabira).  L’Île de Yonaguni était dirigée par le seigneur Onitora. Chacun régnait sur son territoire, et s’accomodait de rapports avec le gouvernement des roi Shô de Shuri.

Mais lorsqu’à la fin du 15e siècle, le Roi Shô Shin voulut soumettre pleinement les îles Yaeyama, en augmentant les taxes, certains seigneurs se soumirent, et d’autres refusèrent. Parmi ceux-ci on trouve Oyake Akahachi qui chercha à créer des ententes avec les autres seigneurs de son île et des îles proches afin de monter une armée apte à résister aux assauts de Shuri.

En 1500, le roi Shô Shin lança ses troupes à Ishigaki afin de soumettre les rebelles menés par Oyake. Plus de 3000 soldats envahirent l’île et se retrouvèrent face aux habitants qui ne tenurent pas bien longtemps. Oyake Akahachi prit la fuite dans les montagnes avec quelques dizaines d’hommes pour mener une guerre de guerilla contre les forces de Shuri.

Il fut tué quelques semaines plus tard. Les Yaeyama devinrent un territoire du Royaume des Ryûkyû à part entière, et l’on y imposa la capitation, le pire des impôts.

Néanmoins, le nom d’Oyake devint pour les habitants synonyme de bravoure et d’abnégation. Encore de nos jours, les anciens connaissent ses exploits dont beaucoup ont été inventés ou romancés au fils du temps. Une statue à son éffigie a été dressée à son village d’Ôhama.

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28 janvier 2014

Un trou dans le récif

Classé sous images — shichaara2013 @ 13 h 44 min

 

Au niveau du récif, le corail est parfois creusé par le courant. Des bassins se créent ainsi, créant un relief surprenant, comme sur cette île des Yaeyama.

 

corail ishi

27 janvier 2014

Face aux incidents de l’armée des Etats-Unis

Classé sous gérénale — shichaara2013 @ 10 h 56 min

 

Suite à l’incident du 17 janvier dernier où trois véhicules de l’armée de l’air des Etats-Unis ont pénétré dans la cour du lycée de Yomitan (centre de l’Île d’Okinawa) durant les heures de cours, l’assemblée territoriale s’est réunie afin de demander des explications aux autorités militaires des Etats-Unis.

Il est également demandé que les forces militaires présentent leurs excuses au directeur du lycée. Les documents consignant ces demandes ont été remis au bureau okinawanais du ministère japonais de la défense afin qu’il les transmette aux Etats-Unis.

25 janvier 2014

Le ciel nocturne en hiver

Classé sous gérénale — shichaara2013 @ 11 h 32 min

 

Le ciel d’hiver étant particulièrement clair à Okinawa du fait de la présence de hautes pressions et de la relative absence d’humidité, il est possible d’admirer le soir de nombreuses constellations.

J’avais déjà évoqué  Orion Michibushi 三星.

 

Voyons aujourd’hui la Grande Casserole (dans la Grande Ourse) et la Croix du Sud.

 

La Grande Casserole  Nanachibushi 七星 est formée des sept étoiles les plus visibles de la Grande Ourse. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle se nomme ainsi en okinawanais (littéralement les Sept Etoiles).

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La Croix du Sud  est l’une des constellations les plus connues de l’hémisphère Sud, d’où elle peut être observée le plus aisément.  Elle était autrefois visible depuis la méditerranée, au temps de l’Antiquité. Elle se nomme Haimuru (bushi) en dialecte de Hateruma.

Sur l’Ile d’Okinawa, on ne peut la voir, mais depuis l’Ile de Miyako, ou mieux encore celle de Hateruma (située à 24 degrés N), elle est visible une partie de la nuit.

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Sa forme en croix latine est particulièrement caractéritique. Elle compte quatre étoiles de même intensité placées de façon à former une croix latine parfaite, et une plus petite que l’on « oublie » souvent de faire figurer, comme sur le drapeau de la Nouvelle Zélande ou des îles Tokelau.

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L’Etoile polaire se nomme Ninufa-bushi 子方星, parce que le Nord, dans les douze rameaux chinois est désigné par le rat, qui se dit ni,   nu fa voulant dire « dans la direction de ». C’est donc l’étoile vers le Nord.

Vous l’aurez compris, l’étoile se dit  fushi en Okinawanais (bushi est la sonorisation du mot précédé d’une voyelle).

Le soleil se dit tiida  太陽, et la lune chichi 月.

24 janvier 2014

Le torpillage du navire Tsushima maru

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 12 h 09 min

Avec la remontée des forces alliées dans le Pacifique Nord à partir de 1942, le gouvernement japonais avait décidé d’évacuer les enfants, vieillards et femmes d’Okinawa et de l’Ile Amami vers le Kyûshû (80 000 personnes) et Taiwan (20 000).

Le 21 août 1944, le cargo Tsushima maru, de 135m de long et de 6700 tonnes, quitta la port de Naha en direction du département de Kagoshima. Il ne comptait aucune arme, seulement quelques dizaines de soldats. 1500 civils étaient à son bord, dont 829 enfants.

 

Le jour suivant, alors qu’il approchait du Kyûshû, il fut attaqué par un sous-marin des Etats-Unis durant 30mn au large de l’Ile Akuseki, du groupe des Tokara.  Sur les 829 enfants, seulement 59 survécurent. Il y eu en tout plus de 1100 victimes lors du nauffrage.

 

Les militaires du sous-marin affirmèrent par la suite qu’ils ignoraient qu’on les avaient envoyés assassiner des centaines d’enfants… ce que l’Etat-major des Etats-Unis n’ignorait, lui, pas.

Ce crime de guerre, car il s’agit bien de cela au regard du nombre de civils tués, n’est que trop peu connu, alors que l’on ne cesse de rappeler le nombre de victimes de la Guerre du Pacifique.

23 janvier 2014

Le Miruku

Classé sous gérénale — shichaara2013 @ 10 h 53 min

 

A Okinawa, un nom est bien connu de tous : Miruku.  Il ne s’agit pas du lait  (milk se prononce miruku en japonais et en okinawanais), mais d’une divinité.

Le boddhisattva Maitreya, connu sous le nom de Mile 彌勒 en Chine, de Miroku 弥勒 au Japon, ou de Miruku みるくdans la culture Ryûkyû, serait le Bouddha de l’avenir. Il est représenté dans la statuaire classique sous les traits d’un saint homme se tenant debout ou bien assis à la manière occidentale.

img028miroku Le Miroku japonais   5tuop1yog0 Le Mile chinois

 

miruku2Le Miruku d’Okinawa

En Asie orientale et du Sud-Est, des histoires édifiantes rapportent que dans un avenir très lointain, une fois que le dharma de Shakyamuni ne sera plus enseigné, Maitreya lui succèdera et dispensera le vrai enseignement bouddhique sur Terre.

Comme nous le disions, la croyance en l’avènement de Maitreya-Miruku est un phénomène répandu en Asie orientale. Elle se retrouve par conséquent assez fréquemment à Okinawa, aussi bien dans ses îles du Nord que du Sud. Pour les terres septentrionales, c’est sur l’île principale que Miruku est présent, dans les localités d’Onna, de Kin et de Ginoza. A Onna, c’est à Nakama, lors des festivités des rites de fertilité des sols, à la 8e lune, que Miruku vient parmi les hommes. Au hameau de Ginoza du village de Ginoza, on peut voir Miruku sur la scène au moment des divertissements de la 8e lune. Les amusements du 15e soir du hameau de Kin sont également pour les villageois une occasion d’être au contact de Miruku. Dans la partie Sud de l’île, le hameau de Nashiro donne tous les ans une fête pour le 15e jour de la 8e lune au cours de laquelle Miruku arpente les chemins pour aller à la rencontre des villageois. A Nokasa (municipalité de Ginowan), c’est lors de la fête sexannuelle que Miruku prend part à la parade. Miruku apparaît aussi au hameau de Furugen du village d’Ôsato. Là encore, les habitants, que ce soit des anciens sur leur siège pliant ou des bambins dans les bras de leur mère, viennent à sa rencontre pour lui demander bonne santé et prospérité.

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Deux modes opératoires bien distincts se dégagent concernant la façon dont Miruku vient au contact des hommes : il est soit sur scène où il évolue en faisant signe aux spectacteurs et en lançant des douceurs aux enfants , soit il marche avec les autres personnes qui prennent part aux rites. Il apparaît ainsi dans une sorte de chorégraphie située à la frontière de la distraction et du spectacle dans le premier cas de figure, ou alors, il fait une partie intégrante du rite, où il est une figuration de la ferveur des hommes envers les autres dieux, dans le second.

Dans les deux cas, les habitants viennent lui demander bonheur et bonne santé, surtout pour les jeunes enfants et les personnes âgées.

 

 

22 janvier 2014

Les cerisiers en fleurs

Classé sous images — shichaara2013 @ 13 h 46 min

 

Avec deux semaines d’avance, les cerisiers sont en pleines fleurs.

cerisiers 1

 

Encore cette année, alors qu’une partie du Japon est sous des mètres de neiges, Okinawa voit ses cerisiers couverts de fleurs rosées.

 

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Sabira

Classé sous langue — shichaara2013 @ 10 h 09 min

 

On entend souvent le mot sabira précédé d’un verbe ou d’un substantif

u-nigee sabira  御願さびら : s’il vous plaît

kwacchi sabira 活計さびら : expression que l’on dit avant de commencer à manger, pour remercier les hôtes ou les dieux du repas que l’on vient de servir.

gu-buri sabira   御無礼さびら : excusez-moi

Ce terme exprime le volitif, autrement-dit  dans  » s’il vous plaît », on dit « Faisons la demande de… »

Pour kwacchi sabira, c’est « profitons de ce bon repas » « nous allons nous régaler »

 

Ce terme sabira est l’expression de la politesse, en japonais, un équivalent serait shimasu dans o-negai shimasu お願いします.

Il provient du verbe sun, qui à la forme polie donne sabiin.

 

Le volitif exprimant ce que locuteur et SON interlocuteur font ou vont faire, l’okinawanais, pour exprimer la politesse, utilise un terme qui renvoie au locuteur ET à l’interlocuteur, qui se retrouve avec lui pour quelque chose dont il n’a aucun lien direct. Quand on dit à quelqu’un « s’il vous plaît », c’est parce qu’on lui demande quelque chose, lui ne demande rien.

En Okinawanais, pour ne pas froisser le locuteur, on l’inclut avec ce verbe sabira.

 

Il ne faut pas oublier que sabira peut aussi être utilisé pour exprimer le volitif :

Parlons  japonais  : Yamatu guchi hanashi sabira 日本話 話しさびら

Buvons notre soupe : Shiru numi sabira  汁飲みさびら

 

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