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20 janvier 2014

Inamine vainqueur

Classé sous info du jour — shichaara2013 @ 1 h 56 min

 

Les résultats sont tombés dimanche soir, vers 21h00.

Le maire de Nago, Inamine Susumu, a été reconduit dans ses fonctions pour quatre années. 19 839 votants lui ont accordé leur confiance, tandis que son adversaire Suematsu a reçu 15 684 suffrages. La participation était de 76,71%, ce qui fait que sur les 46 582 personnes inscrites sur les listes électorales, 35 523 ont voté.  Il y a tout de même une baisse de 0,25% du taux de participation par rapport aux mêmes élections de 2010.

Il s’agit là d’une belle victoire pour Inamine et le camp des anti-base à Henoko. De la même façon, le Premier Ministre Abe reçoit là un coup sérieux à sa politique de gestion des bases à Okinawa.

Le peuple a parlé, il ne veut pas que la baie de Henoko soit mortifiée, même contre des sommes d’argent astronomiques (l »Etat donnerait l’équivalent de plus de 2 milliards d’euro par an sur 8 ans à Okinawa dans ce cadre).

L’Ile d’Okinawa et le reste du département vont-ils emboîter le pas à cette décision ferme de la part des habitants de Nago?

19 janvier 2014

Le cap Maeda

Classé sous images — shichaara2013 @ 13 h 21 min

 

 

 

 

 

 

 

Situé au nord du fameux cap Zanpa, le cap Maeda, plus petit, n’en est pas moins intrigant.

 

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Vu depuis la mer, il est beaucoup moins élevé que Zanpa.

Donnant littéralement sur la mer,  où les fonds  atteignent 20 métres depuis le point de ce cliché, on peut parfois y voir en hiver des requins venant chasser des bancs de poissons.

18 janvier 2014

L’élection municipale à Nago

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 12 h 03 min

 

La ville de Nago va élire son nouveau maire à la date du 19 janvier 2014.

 

Deux candidats en liste :                        Inamine Susumu (g)  et Suematsu Fuminobu (d).

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Le premier, l’actuel maire, a lutté durant des mois contre l’implantation d’un héliport pour les forces des Etats-Unis sur le site de Henoko.  Il est soutenu par l’ensemble des forces de la gauche  locale pour cette éléction.

Suematsu, appuyé par le  parti du gouvernement en place : le PLD, avance lui que cette base va permettre  le développement économique de la municipalité, en premier lieu grâce aux indemnités reçues de la part de l’Etat.

 

La clé de cette élection est bien sûr la base de Henoko.

Si Suematsu est élu, c’est que les habitants de la munipalité acceptent de voir leur vie modifiée par  une base étrangère, en contre-partie de quelque argent, sur une période limitée dans le temps.

Si  Inamine est reconduit, c’est que les administrés ont apprécié son combat, et ne veulent accepter ce que l’Etat leur impose.

La suite et le verdict  lundi.

 

16 janvier 2014

Etoile de mer

Classé sous images — shichaara2013 @ 11 h 55 min

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Les étoiles de mer sont en France le plus souvent rouges. A Okinawa, elles sont bleues.  Pour mieux se fondre dans l’azur?

15 janvier 2014

Le crabe-violoniste

Classé sous images — shichaara2013 @ 12 h 04 min

Le crabe-violoniste  (Uca) est une espèce de crustacés décapodes dont l’une des deux pinces est beaucoup plus développée que l’autre.

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Ici, il s’agit d’un spécimen d’Ishigaki.  Le crabe violoniste vit en effet dans la mangrove, un milieu encore très présent aux Yaeyama.

En français, il tire son nom de d’attitude que lui donne cette pince, située devant son corps, comme s’il jouait du violon. Il n’y a en fait que les mâles qui en sont pourvus. Ils s’en servent pour se battre afin obtenir le droit de féconder la femelle.

14 janvier 2014

Ciguareta

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 13 h 01 min

 

Il y a plus d’un mois, j’avais évoqué, en parlant des poissons d’Okinawa, la ciguareta.

Derrière ce nom à consonnance hispanique, se cache une maladie, provoquée par l’ingestion de poisson contaminé par une algue ou un micro-mollusque vivant dans les récifs coralliens.  Le nom de ce mollusque est cigua en langue vernaculaire des caraîbes, là où l’on a donné une appellation à cette maladie aussi vieille sans doute que l’est l’usage de manger du poisson venant des récifs coralliens.

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Car étant donné que ces organismes toxiques, qui fabriquent des toxines nuisibles pour l’homme, ne sont présents que dans les coraux, la ciguareta est seulement recensée dans les régions du globe  comptant des mers chaudes.

En français, il existe un mot populaire pour désigner la ciguareta  » la gratte », utilisé principalement en Nouvelle Caledonie et en Polynésie.

 

Cette maladie concerne plus de 400 millions de personnes.

Elle est d’ordre : cardio-pulmonaire (symtômes les plus dangereux)

neurologique (les plus longs à être guerris)

et digestifs (les moins inquiétants)

Les symptômes sont le plus souvent des nausées, des étourdissements, des troubles nerveux et sensoriels. Dans très peu de cas, la mort peut se produire.

Certains métropoltains français, surfeurs ou plongeurs, amateurs de paradis artificiels, apprécient d’être intoxiqués afin de planer à moindre coût.

Il n’y a pas de traitement. La médecine indigène des zones concernées fait souvent effet, pour peu qu’une quantité de poisson pas trop importante ni trop toxique ait été consommée.

Le principe de développement de la  toxine, nommée ciguatoxine, repose sur la chaîne alimentaire. L’algue dangereuse ou le petit mollusque est mangé par un poisson herbivore ou peu prédateur. Celui-ci est ensuite mangé par une autre poisson et un autre poisson, jusqu’en haut de la chaîne vivant dans les récifs  :   barracuda, baliste, murène, requin de récif etc…

Les poissons ne semblent pas être sujets à la maladie, ils sont seulement porteurs, ce qui explique que le taux de toxine augmente avec l’âge des individus.

Un principe de prévention est de ne pas manger de poissons de récif  carnivores ou de grandes tailles.  Les organes tels que le foie ou les gonades sont particulièrement sujets à contenir de fortes doses de toxines.

A Okinawa, on recense environ 5 cas pas an.  Le fait que les habitants, contrairement à ceux de la Polynésie par exemple, ne consomment en fait que peu de poissons locaux, expliquent ce faible chiffre, alors qu’il y en a plus de 500 à Tahiti.

13 janvier 2014

La France et Okinawa

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 11 h 50 min

 

Okinawa, au regard des malheurs de l’Histoire récente, a la réputation d’être un lieu lié aux Etats-Unis, où la prégnance culturelle de ce pays est très forte. Certains avancent même que cela est naturel, étant donné que le commodore Perry, celui qui força le Japon féodal à s’ouvrir en 1854 et qui provoqua en quelque sorte sa chute, fut le premier Occidental à établir de réelles relations avec Okinawa, lorsqu’il fut arrivé à Naha le 26 mai 1853. Mais ces rapports étaient pour le moins étranges. N’étant qu’un militaire sans manières, et sûr de sa puissance guerrière, il passa en force dans le Château de Shuri mais ne put rencontrer le roi qui s’était fait porter absent. Il s’imposa néanmoins comme visiteur des Ryûkyû durant six semaines.

Il partit ensuite pour le Japon en juillet. Il fit finalement signer un accord commercial entre les Etats-Unis et les Ryûkyû en juillet 1854.

 

La France, dont les hauts faits et les explorations dans tout le Pacifique ne sont plus à détailler, avait elle aussi des vues sur le Japon, et les Ryûkyû également. C’est ainsi qu’elle a signé un accord commercial et diplomatique avec les Ryûkyû en 1855, par l’entremise du contre-amiral Guérin.

 

Mais les contacts entre les deux pays avaient commencé bien plus tôt, en 1787 avec le célèbre La Pérouse.

Laperouse_1La Pérouse

 

 

Le capitaine Fornier Duplan arrive à Naha en avril 1844. Un missionnaire, Théodore-Augustin Forcade, reste sur place et commence à enseigner le français à de rares amateurs.

theodore-forcade

 

Par ailleurs, et même s’il s’agissait là de la fin du royaume, le commandant Henri Rieunier, un autre Français, rend ses hommages au roi des Ryûkyû, en l’occurrence Shô Tai, en 1877.

Amiral_Henri_Rieunier

 

On le voit bien, ces Français -qu’ils fussent militaires ou hommes de foi-, contrairement aux Etatsuniens, et aux Anglais avant eux, ne concevaient pas les rapports avec les autres pays de façon brutale et discourtoise. Cette diplomatie, à la française, était respectueuse des usages des locaux, souvent réfractaires à une présence étrangère sur leur sol, et savait apprécier l’accueil qui lui était fait. Perry et ses successeurs, eux aussi des militaires, ont eu un comportement toujours différent.

Malheureusement, la population d’Okinawa n’est que trop peu au courant des ses rapports passés avec la France qui reste un modèle d’érudition, de liberté et de progrès dans beaucoup de contrées du globe.

11 janvier 2014

Makishi Chôchû

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 13 h 32 min

 

Parmi les personnages importants de la fin du royaume, on compte à Okinawa Makishi Chôchû  牧志朝忠 (né Itarashiki 板良敷 en 1818, mort en 1862).

makishi

Il naît dans une famille proche de la famille royale, puisque le fondateur de la maison Itarashiki n’était autre que le  8e fils du Roi Shô Sei.

A l’âge de 17 ans, Chôchû  apprend les affaires chinoises, et quatre  années plus tard, il se rend en Chine à l’occasion de la mission de 1840.

A son retour, il apprend l’anglais puis fréquente un ressortissant britanique, Bettelheim, avec qui il perfectionne ses acquis. Ce dernier lui enseigne aussi le français.

Tout naturellement, lorsque Perry débarque à Naha, il est chargé d’officier en tant qu’interprète au nom du roi.

En 1955, il est l’interlocuteur des français qui débarquent à Naha. Le roi lui confie alors  la village d’Ôwan, au canton de Yomitanza, en guise de remerciement pour ses services. Il prend alors le nom d’Ôwan.  En 1857, il accède à un poste important aux Affaires Etrangères du royaume, et devient l’administrateur du village de Makishi, à Mawashi, près de Naha. Il prend alors le nom de Mawashi, nom sous lequel il est passé à la postérité.

 

Makishi, en tant que pro-Satsuma, donc pro-Japon, avait su tirer profit de la domination japonaise sur les Ryûkyû pour acquérir des connaissances et savoirs utiles à son pays.

Il était aussi expert en karate du courant de Shuri, et en sabre de l’école Jigen-ryû.

 

 

10 janvier 2014

Les déboires du préfet Nakaima

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 50 min

 

Le préfet Nakaima, après avoir donné son accord à la construction de l’héliport à Henoko, essuie une vague de prostestation sans précédent.

Les éditorialistes, les élus locaux de toute sensibilités politiques et  une bonne partie de la population exigent sa démission. Des mots très forts :  « traitrise », « démission » reviennent.

 

Nakaima, voulant sauver la face, a donné  une conférence pour expliquer sa décision à l’assemblée territoriale, le 9 janvier. En tant que séance publique, elle comptait de nombreux citoyens, qui ne purent contenir leur colère tout au long du temps de parole du préfet.

Une chose est sûre, le paysage politique va se trouver transformer, et la population, déjà peu encleinte à s’intéresser à la politique, va encore plus se détourner des élection locales, puisque de toutes façons, leurs souhaits exprimés à travers leurs élus sont au final placés au second plan lorsque le pouvoir de Tokyo l’exige.

 

 

9 janvier 2014

La canne à sucre

Classé sous images — shichaara2013 @ 13 h 26 min

 

Comme dans les autres régions tropicales et sub-tropicales, la canne à sucre va être bientôt récoltée.

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Rappelons que la canne a été pendant longtemps l’un des fleurons de l’économie locale.  C’est aussi à cette fin que l’Etat japonais considérait Okinawa, lorsqu’il l’annexa à la fin du 19e siècle.

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