Shichaara2013

23 février 2014

Parler dans la rue 2

Classé sous langue — shichaara2013 @ 10 h 04 min

Continuons d’apprendre à parler avec des personnes dans la rue, ou tout du moins avec des gens dans des situations informelles

 

Merci pour ce bon repas : Kwacchi sabitan

J’ai très bien mangé : chufwaara yaibiin

Combien cela coûte-t-il ? : kuree chassa yaibii ga

C’est cher : Takasai biin.yaa    C’est pas cher : Yassai biin.yaa

 

19 février 2014

Parler dans la rue

Classé sous langue — shichaara2013 @ 13 h 33 min

Voici quelques expressions de base en okinawanais

 

S’il vous plaît   U-nigee sabira

Merci :  Nifee deebiru

Ravi de vous rencontrer : Hajimiti yaasai (pour les hommes), Hajimiti yasai (pour les femmes)

Comment allez-vous? Ganjuusa sooibiimi

C’est délicieux : Ippee masaibiin

 

 

22 janvier 2014

Sabira

Classé sous langue — shichaara2013 @ 10 h 09 min

 

On entend souvent le mot sabira précédé d’un verbe ou d’un substantif

u-nigee sabira  御願さびら : s’il vous plaît

kwacchi sabira 活計さびら : expression que l’on dit avant de commencer à manger, pour remercier les hôtes ou les dieux du repas que l’on vient de servir.

gu-buri sabira   御無礼さびら : excusez-moi

Ce terme exprime le volitif, autrement-dit  dans  » s’il vous plaît », on dit « Faisons la demande de… »

Pour kwacchi sabira, c’est « profitons de ce bon repas » « nous allons nous régaler »

 

Ce terme sabira est l’expression de la politesse, en japonais, un équivalent serait shimasu dans o-negai shimasu お願いします.

Il provient du verbe sun, qui à la forme polie donne sabiin.

 

Le volitif exprimant ce que locuteur et SON interlocuteur font ou vont faire, l’okinawanais, pour exprimer la politesse, utilise un terme qui renvoie au locuteur ET à l’interlocuteur, qui se retrouve avec lui pour quelque chose dont il n’a aucun lien direct. Quand on dit à quelqu’un « s’il vous plaît », c’est parce qu’on lui demande quelque chose, lui ne demande rien.

En Okinawanais, pour ne pas froisser le locuteur, on l’inclut avec ce verbe sabira.

 

Il ne faut pas oublier que sabira peut aussi être utilisé pour exprimer le volitif :

Parlons  japonais  : Yamatu guchi hanashi sabira 日本話 話しさびら

Buvons notre soupe : Shiru numi sabira  汁飲みさびら

 

18 décembre 2013

Les mots dans la famille

Classé sous langue — shichaara2013 @ 6 h 41 min

En tant que société où chacun est à sa place et où l’on respecte les degrés de hiérarchie entre les gens, Okinawa a des mots, parfois assez pointus, pour désigner les membres d’une famille.

 

+Les termes pour les relations nucléaires sont

K »kwa                子            l’enfant

Wikigangwa  男の子    le fils

Wikigungwa  女の子   la fille

 

Chuingwa    一人っ子  l’enfant unique

Taachuu       双子        des jumeaux

 

Tanmee (pour les familles nobles) ou Usume 祖父     le grand-père

Nmee (pour les familles nobles)   ou   Haamee 祖母   la grand-mère

 

Tarii (pour les familles nobles)  ou     Suu 父            le père

Ayaa (pour les familles nobles)  ou   Anmaa 母    la mère

 

Choodee    兄弟   les frères et sœurs

Quand un frère parle de sa (ses) sœur(s) il dit         Unai     姉妹

Quand une sœur parle de son (ses) frères, elle dit Wikii   兄弟

 

 

+Les termes de parenté en rapport avec la relation matrimoniale sont les suivants en okinawanais

Utu       夫      le mari

Tuji      妻      l’épouse

Shitu   舅    le beau-père

Shitu   姑    la belle-mère

Muuku 婿    le gendre

Yumi    嫁     la bru

10 décembre 2013

Le grand-père

Classé sous langue — shichaara2013 @ 13 h 37 min

 

Quiconque s’intéresse à l’histoire des arts martiaux d’Okinawa lit parfois le terme tanmee, souvent précédé d’un nom de famille. Il signifie le grand père chez les familles nobles. Vu la proportion autrefois des pratiquants et maîtres de karate et de kobudô à Okinawa parmi les individus de haute extraction, ce terme est plus que souvent utilisé pour désigner les adeptes des arts martiaux locaux.

On rencontre ainsi des  Ufugushiku tanmee, des Kunishi tanmee : grand-père Ufugushiku (Ôshiro); grand-père Kunishi ( Kuniyoshi).

Ce mot  est forgé à partir du terme taari, le père,  et de mee, qui est  un suffixe de respect, ce qui peut se traduire par Monsieur le Père.

A l’heure actuelle, on entend certains locuteurs utilisé ce mot pour désigner leur ancêtre alors que leur famille n’est aucunement de haute extraction, ce qui constitue une erreur.

L’okinawanais, comme  beaucoup de langues d’Asie, attache une grande importance à l’âge des personnes et à leur rang. Divers termes existent donc selon les situations et configurations de la vie sociale. Une personne qui à l’heure actuelle maîtrise cela est un vrai locuteur de l’okinawanais.

 

Les gens du commun ont eux leur mot pour le grand-père  : ushumee.

 

25 novembre 2013

De la pureté dans la beauté?

Classé sous langue — shichaara2013 @ 13 h 36 min

 

Pour exprimer ce qui est beau, l’okinawanais utilise le terme churasan 美さん. L’étymologie de ce mot renvoie à la purété, comme dans kiyoi 清い en japonais standard. La racine de ces deux termes est d’ailleurs la même.

En okinawanais, le fait que ce qui est beau l’est parce qu’il est sans souillure, sans altération, nous renseigne sur la façon de concevoir le monde des insulaires.

 

19 novembre 2013

Les mots du fond okinawanais

Classé sous langue — shichaara2013 @ 7 h 35 min

 

La langue okinawanaise ou ryûkyû comporte de nombreuses composantes comme je l’ai expliqué il y a quelque temps.

Voyons aujourd’hui un tout petit nombre de  ses termes issus du fond d’Okinawa, c’est à dire qui n’ont pas de rapports avec le chinois ni le japonais.

 

Fiijaa : la chèvre

Kaabuyaa : la chauve-souris (roussette)

Wenchu : la souris

Maasu : le sel

Fiisan  : froid

Kufasab : dur

Maasan : délicieux

Nishi  : le Nord

Fee : le Sud

Iri : l’Ouest

Agari : l’Est

Fuuchibaa : l’armoise

 

Ces mots, sans doute aussi vieux que la parole aux Ryûkyû, dénotent d’une réelle  indépendance, faisant de l’okinawanais une langue automone, ancrée dans son sol.

 

4 novembre 2013

Chinois et okinawanais

Classé sous langue — shichaara2013 @ 3 h 00 min

 

Si comme je l’ai écrit il y a quelques jours, l’okinawanais et le japonais sont des langues soeurs, entretenant de nombreux points communs, surtout visibles entre la partie CLASSIQUE de la langue japonaise  et la langue des Ryûkyû, on retrouve dans cette dernière de nombreux termes venant du chinois .

Ainsi le chat se dit mayaa (mao en chinois), la blague :  teefa (vient du chinois dahua  « une histoire »), le bahut : kee  (ch. :gui- pronocer kwi-),  le pirate : haichee  (ch. : haizei), le père : taarri -terme venant de celui en usage chez les classes supérieures de jadis-(ch. : daling). La liste est ainsi bien longue et comporte même des termes ayant disparus du chinois standard, qui se sont par contre figés dans la langue okinawanaise.

Chinois et okinawanais dans langue cab.hitu11-640x460-300x215 bahut  kee

Encore une fois, la richesse de la culture d’Okinawa apparaît sous nos yeux.  Sa langue que l’on résume au Japon à un simple dialecte du japonais, en une pure vision colonialiste, est beaucoup plus complexe. Faite de termes  issus du fond japonique, de mots chinois, et de termes purement vercaculaires, comme nous le verrons prochainement, la langue okinawanaise est un véritable trésor, malheureusement sujet à l’oubli et à l’oxydation.

29 octobre 2013

Okinawanais ou dialecte okinawanais du japonais standard?

Classé sous langue — shichaara2013 @ 15 h 45 min

 

On entend souvent, et ce même de la bouche des Okinawanais, sans parler des Japonais lambda, que la langue d’Okinawa est un dialecte hôgen du japonais.

Or, il est indéniable qu’il s’agit de deux langues distinctes, au même titre que le français et l’italien, par exemple. Comme ces deux langues, elles font partie de la même famille, à savoir les langues japoniques et comportent des langues ou dialectes : dialecte du Kansai pour le japonais ou dialecte de Shuri pour l’okinawanais.

Mais la diminution progressive des locuteurs de cette langue, l’intérêt de la jeunesse d’Okinawa pour tout sauf la langue de leurs grands-parents, font qu’elle n’est plus parlée à l’heure actuelle, et que les rares termes que l’on entend à la télévision sont une sorte de bouillie de japonais et d’okinawanais, où les termes de ce dernier sont mal prononcés et sa grammaire ignorée.

L’okinawanais, en tant que symbole de la culture okinawanaise, est menacé. Et ce n’est pas en en faisant un dialecte sans fond ni forme du japonais que l’on pourra le sauver.

Jetons un oeil sur ce tableau pour comprendre ce qu’il en est au juste:

français

je- moi

chanter

poisson

bien

okinawanais standard

wan

utayun

 ’iyu

yutasan

japonais standard

watashi (ware en japonais ancien)

utau

uo

yoi

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