Shichaara2013

17 décembre 2013

La poésie

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 4 h 08 min

 

Comme tous ses voisins, Okinawa avait développé un art de la poésie.

Alors qu’au niveau de la métrique, le modèle typique du Japon est 5-7-7, celui des Ryûkkyû est 8-6-6.

Le terme pour la poésie est uta 唄, qui a aussi le sens de chant, car les chants, autrefois, se psalmodiaient, comme cela se faisait au Japon également puisque pour désigner la poésie japonaise, on parle de waka 和歌  »les chants du Japon » : le second caractère est synonyme  de 唄.

Mais comme les Okinawanais appréciaient la poésie chinoise et la poésie japonaise, ils parlaient aussi respectivement de kanshi 漢詩 et de washi 和詩.

Okinawa est donc l’un des rares endroits, peut-être même le seul, où les termes kanshi et washi  cohabitent.

16 décembre 2013

Les rapaces et Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 14 min

 

Okinawa, en tant que lieu sub-tropicale n’est peut-être pas la terre la plus propice à la présence de rapaces.

On y trouve pourtant deux espèces, amplement présentes sur l’ensemble des îles.

1- Le balbuzard pêcheur  (Pandion haliaetus)

Cet oiseau nommé misago 鶚 en japonais est, comme l’indique son nom, un rapace qui se nourrit de poissons.

misago

Il mesure environ 60cm pour une envergure d’environ 150cm.

En Europe ou en Amérique du Nord, ils migrent en général dans l’hémisphère sud pour y a passer l’hiver. Ceux d’Okinawa y vivent par contre tout l’année, ils sont juste dans la fraicheur des forêts durant la période chaude, avant d’apparaître sur les bords de mer d’octobre à mai  pour y chasser le long des récifs.

misago10

 

2 le busautour à joues grises (Butastur indicus)

Nommé sashiba en japonais 鸇,  il mesure environ 50cm pour environ 100cm d’envergure. Il est présent en Sibérie, au Japon, dans le nord de la Chine et en Corée.

sashiba

Ce rapace vient tous les ans depuis le continent asiatiques passer l’hiver en majorité sur l’Ile de Miyako, mais certains s’arrêtent sur l’Ile d’Okinawa. Conduit par les courants d’air froids du continent, miinishi 新北風 en okinawanais  il commence à arriver vers le mois d’octobre. On en compte environ 30 000 à Miyako.

081012_1522~0001Un aperçu de ces milliers d’oiseaux arrivant à Miyako.

 

Malheureusement, d’années en années, le nombre de ces rapaces diminue. Victime de la déforestation opérée pour le développement touristique, ils désertent Okinawa pour d’autres contrées d’Asie du Sud-Est.

 

 

 

 

97 ans

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 2 h 08 min

 

Alors que le Japon célèbre les âges de 60, 69, 76, 79, 87, 89 et 98 ans, Okinawa préfère ceux de 73, 85, 88 et 97 ans. Est-ce parce qu’avant on est encore jeune?

Si les trois premiers ne sont pas réellement fêtés, en tout cas au niveau communautaire, l’âge aussi élevé de 97 ans est lui fort important dans les commautés insulaires. La fête se nomme Kajimayaa et est fixée au 7e jour du 9e mois du calendrier lunaire, soi 9-7, c’est-à-dire l’âge en question.

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Etant donné que les personnes ayant atteint cet âge ne peuvent plus vieillir, elles retournent en enfance. On leur offre donc des moulins à vent, kaji mayaa 風車 en okinawanais terme d’où vient le nom de l’évènement.

moulins

 

On leur présente aussi un chant et une danse exprimant les souhaits de bonne santé et de joie.

Ensuite les personnes sont invitées à monter dans une carriolle décorée de fleurs en papier, de nos jours il s’agit le plus ouvent d’un voiture sans toit, parfois une simple benne  d’ouvrier pour les plus modestes, afin de les faire parader dans le quartier ou le village où les habitants s’empressent pour les féliciter. Les femmes sont vêtues d’un kimono traditionnel d’Okinawa à motifs tandis que les hommes portent un kimono d’apparat et un sur-kimono de couleur dorée ou cuivrée.

Des images parlant mieux qu’un discours,  regardons cette vignette de l’Okinawa taimusu

http://ryukyushimpo.jp/news/storyid-198289-storytopic-1.html

 

13 décembre 2013

Les baleines à bosse

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 07 min

 

Les eaux de la Mer de Chine orientale, entre Onna,les Iles Kerama et l’Ile d’Ie,  connaissent tous les ans entre décembre et avril  la venue de baleines à bosse depuis l’autre côté du Pacifique.

bosse

 

 

Ces mammifères, femelles pour la plupart, viennent avec leur petit depuis les côtes du Canada pour passer l’hiver dans les eaux tièdes.

bosses 2    Un baleineau ,  avec la nageoire de sa mère à droite

 

 

Malheureusement,elles ont vite attiré les sociétés de plongée sous-marine, qui, voyant leurs activités baisser fortement en hiver, ont eu l’idée de s’enrichir en dérangeant ces paisibles créatures en développant un activité purement anglo-saxonne :  le whale watching : observer les baleines.

Combien de temps les baleines supporteront-elles d’être traquées (il faut absoluement que le client voit une baleine); épiées, dérangées dans l’éducation de leur progéniture?

Bien-sûr, ce ne sont même pas les Okinawanais qui pourrait profiter de cet inutile concept pour voir de leur yeux des animeaux rares, mais des touristes et des militaire des Etats-Unis argentés. Car bien-sûr, comme pour la plongée sous-marine, les tarifs sont chers, hors de portée des locaux.

 

 

Le karate d’Okinawa jusqu’à la Guerre du Pacifique

Classé sous arts martiaux — shichaara2013 @ 1 h 43 min

Autrefois, on parlait de tiigwa pour désigner ce que l’on nomme à l’heure actuelle le karate, la main vide.

Ce mot tiigwa désignait les arts de combat, ce qui incluait le combat à mains nues, mais aussi, si l’expert-pratiquant dont on parlait maîtrisait le bâton long ou les tridents, le maniement de ces armes. On ne disait pas   » oh, il faut se méfier de lui, il fait des kobudô en plus de son karate ».

Non, ce genre de détails ne sont apparus que récemment. Autrefois, au temps du royaume,  une personne sachant se battre le faisait avec ce qu’elle avait sous la main, ou pas, et donc se servait de ses mains nues le cas échéant. C’était un busha 武士.

Parallèlement à cela, on savait depuis le 18e siècle environ qu’il y avait des manières de combattre, venant de Chine dues aux rapports étroits entre les deux pays.

Il y avait

le shurite-suidii : art de combat développé à Shuri, la ville royale

le nahate-nafaadii : art de combat développé à Naha, la ville de gens du commun

le tomarite tumaidii : art de combat développé au port de Tomari, lieu de rencontre entre marins chinois, okinawanais et d’autres pays

 

Au début du siècle dernier, on parlait, dont Funakoshi Gichin, de Shôrin 少林 et de Shôrei 昭霊. Le premier étant à peu près synonyme de shurite et le second désignait le nahate et le tomarite.

Ces cinq termes étaient utilisé par les gens du milieu, les okinawanais normaux parlaient de tiigwa ou de tuudii (tôde), ce dernier mot s’écrivant avec le catactère de la Chine 唐. Mais comme il n’y avait pas de règles, et qu’en Okinawanais comme en japonais, un même caractère chinois peut se lire d’au moins deux façons, certains disaient aussi karatii (karate) au lieu de tuudii.

De surcroît, on commençait à vouloir insister sur le fait que la pratique se faisait sans armes, les mains vides.  On garda donc le son de kara de karatii-karate nouvellement employé, mais on supprima le caractère 唐 de la Chine pour celui du vide 空. Cela donnait également karate.

Durant les années 1920; on commença à agir pour une uniformisation des trois courants pré-cités, et certains commencèrent à affirmer leur école.

 

Nous n’avons pas parlé ici de l’art du combat autochtone d’Okinawa, car on n’en sait en fait pas grand chose, et qu’il n’a de toutes façons pas de réels liens avec le karate actuel.

 

12 décembre 2013

Haneji Chôshû

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 2 h 04 min

 

Parmi les hommes d’Etat influents de la seconde moitié de la Seconde Dynastie des Shô, on compte Haneji Chôshû 羽地朝秀  Shô Jôken 尚象 賢de son nom chinois.

Né en 1617 et issu de la famille royale (du fils ainé du roi Shô Shin), il portait le titre de prince, on lui donnait aussi celui de seigneur.

Dès son plus jeune âge, il s’intéressait à la Chine. Agé de vingt ans, il commence à  rassembler des informations sur ce pays. Parallèlement, il se rapproche du monde paysan pour le comprendre. En 1640; il devient le seigneur du canton de Haneji, près de Nago. A 33 ans, il  commence l’écriture d’une ‘Histoire Royale sur ordre du souverain. Cette somme de travail donnera le Chûzan Seikan 中山世鑑.

Par trois fois, à partir de 1658, il se rendit également su fief de Satsuma qui avait soumis les Ryûkyû en 1609. A 49, en 1646, il devient régent, et est donc l’homme le plus important du pays, après le roi. Il décéda en 1675, à 59 ans.

Haneji avait deux actions importantes

1 établir des rapports cordiaux avec les Shimazu de Satsuma

2  se rapprocher de la Chine.

Même si Haneji était clairement pro-Japon, il reprenait à sa compte la théorie du  nichiryû dôso-ron 日琉同祖論 voulant que  les Japonais et les Okinawanais soient de la même origine, ce qui l’exposa à de vives critiques venant des traditionnalistes pro-Chine, il ne voulait pas s’opposer à la Chine, sachant très bien les bénéfices que pouvaient en tirer son pays.

 

10 décembre 2013

Le grand-père

Classé sous langue — shichaara2013 @ 13 h 37 min

 

Quiconque s’intéresse à l’histoire des arts martiaux d’Okinawa lit parfois le terme tanmee, souvent précédé d’un nom de famille. Il signifie le grand père chez les familles nobles. Vu la proportion autrefois des pratiquants et maîtres de karate et de kobudô à Okinawa parmi les individus de haute extraction, ce terme est plus que souvent utilisé pour désigner les adeptes des arts martiaux locaux.

On rencontre ainsi des  Ufugushiku tanmee, des Kunishi tanmee : grand-père Ufugushiku (Ôshiro); grand-père Kunishi ( Kuniyoshi).

Ce mot  est forgé à partir du terme taari, le père,  et de mee, qui est  un suffixe de respect, ce qui peut se traduire par Monsieur le Père.

A l’heure actuelle, on entend certains locuteurs utilisé ce mot pour désigner leur ancêtre alors que leur famille n’est aucunement de haute extraction, ce qui constitue une erreur.

L’okinawanais, comme  beaucoup de langues d’Asie, attache une grande importance à l’âge des personnes et à leur rang. Divers termes existent donc selon les situations et configurations de la vie sociale. Une personne qui à l’heure actuelle maîtrise cela est un vrai locuteur de l’okinawanais.

 

Les gens du commun ont eux leur mot pour le grand-père  : ushumee.

 

9 décembre 2013

Le serpentaire bacha kanmuri washi

Classé sous images — shichaara2013 @ 10 h 12 min

 

Okinawa, plus précisément ses îles situées au Sud : les Yaeyama,  compte un rapace unique au Japon : le serpentaire bacha   Spilornis cheela. 

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D’une taille d’environ 55cm, il se nourrit de serpents, d’où son nom en anglais : serpent eagle.

Totallement haibitué aux hommes, il vit  non loin des immeubles et aime se percher sur les poteaux élétriques.

En japonais, son nom de kanmuri washi 冠鷲 l’aîgle à couronne, fait référence à sa crête.

aigle

Très présent dans la culture locale, il apparaît dans le nom de danses ou de chants. Il est nommé  washi nu tui 鷲之鳥

8 décembre 2013

Visite du ministre délégué à Okinawa

Classé sous info du jour — shichaara2013 @ 10 h 54 min

 

Le ministre délégué à Okinawa, Yamamoto Ichita est arrivé aujourd’hui à Naha. Oui, le gouvernement d’Abe Shinzô a un ministère dédié à Okinawa (et au Hokkaidô aussi, le Japon des marges?)

Il va rencontrer le Préfet Nakaima et le maire de Ginowan Sakima Atsushi. Le sujet est bien-sûr la relocalisation de la base de Futenma étabi sur la commune de Ginowan.

Le ministre est aussi venu consulter Nakaima au sujet de la dotation annuelle du gouvernement à Okinawa pour 2014.

Cette aide devrait permettre comme tous les ans d’améliorer le réseau routier,  de soutenir l’agriculture ou encore de permettre l’entretien des ports et aéroports.

 

Qui a dit qu’Okinawa devait devenir indépendant?

6 décembre 2013

L’Etat au temps du Royaume des Ryûkyû III

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 8 h 12 min

 

On lit souvent que les Ryûkyû étaient un petit état, obligé de composer avec ses deux voisins aux envies expansionnistes marquées. Que faisait donc le gouvernement pour ménager la chèvre et le choux?

)Les rapports avec la Chine.

En acceptant de devenir un vassal de la Chine en 1372, Okinawa se plaçait sous l’autorité des Ming, puis des Qing (les mandchous). Mais il y gagnait aussi, notamment le droit de commercer avec les autres états soumis.

Ainsi l’empereur Chinois donnait au roi des Ryûkyû le droit de gouverner, son mandant sappuu 冊封. Dès lors, quand un roi décédait, le prince héritier, le plus souvent son fils, accédait au trône et devait à son tour rechercher protection auprès de la Chine. Il dépêchait alors un envoyé à la cour chinoise pour annoncer la mort du souverain et faire part de sa soumission. L’empereur, en retour, envoyait à Shuri un envoyé sappuu-shi 冊封使 pour donner au prince son investiture sappuu.

Pour se rendre dans l’archipel, l’envoyé, accompagné d’une importante délégation de marins, interprètes, scribes, musiciens ―en tout cinq cents personnes― embarquait à bord d’un navire nommé u-kwanshin 御冠船 (« navire apportant l’Auguste Couronne ») du fait qu’il transportait les présents et les attributs royaux offerts par l’empereur au futur souverain.

couronne

  reproduction de la couronne royale

Inversement, quand les Ryûkyû se rendaient en Chine, en passant par le Fujian, le royaume faisait acte de tribut shinkuu 進貢.

shinkosen

   scène évoquant le départ du navire ryûkyû en partance pour le Fujian

 

C’est entre autres par la médiation de cette relation vassalique, que d’importants éléments de la culture d’Okinawa sont arrivés de Chine : arts martiaux (karate), musique (luth à 3 cordes sanshin)
) Les rapports avec le Japon
Avec l’invasion brutale du fief de Sastuma en 1609, les relations avec celui-ci et l’Etat des shôgun Tokugawa étaient plus compliquées.
Le roi envoyait un émissaire à Edo, la capitale du Japon d’alors, qui passait par le fief de Satsuma dont les Ryûkyû étaient devenues une sorte de colonie. Le roi, quand il accédait au trône, envoyait une mission de gratitude shaon 謝恩 au shogun, et quand un nouveau shôgun arrivait au pouvoir au Japon, c’était une mission de félicitation keega 慶賀 qui était dépêchée.

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   toile représentant le déplacement de l’émission des Ryûkyû au Japon

edo 2

  l’émissaire,  le Prince  Misato, dans son palanquin  et son cortège

 

C’est ainsi que les théâtres et kabuki eurent une influence sur les arts du spectacle insulaires. La mode vestimentaire des seigneurs japonais fut aussi adoptée par certains nobles de Shuri.
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