Shichaara2013

12 novembre 2013

SENAGA Kamejirô

Classé sous histoire — shichaara2013 @ 2 h 57 min

 

Senaga était un homme politique d’Okinawa né au début du siècle dernier . Tour à tour,  maire de Naha et  député son action politique s’inscrit dans la lutte contre la présence militaire des Etats-Unis à Okinawa.

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Après des actions de lutte ouvrière dans les années 1930 et le passage de la guerre ,  il commence sa carrière politique dès 1946  en fondant un parti de gauche à Uruma.

 

Très vite, les forces d’occupation repèrent cet homme et font en sorte de limiter son influence. Il n’empêche, en 1952 il fait un score important aux éléctionx de l’Assemblée sous autorité états-unienne. Dès lors,  sa voix se fait entendre et il ne cesse de dénoncer les inégalités de l’occupation des Etats-Unis tout en réclamant le retour d’Okinawa à l’Etat japonais.

Afin de le faire taire, les militaires lui font un procès  expéditif sous pretexte de soutien aux communistes. Il est arrêté et emprisonné pendant 18 mois de la fin 1954 au printemps 1956.

Durant les années 1960, il ne peut se présenter aux éléctions car son élégibilité lui a été retirée par l’occupant sous prétexte de passé criminel.

Lorsque Okinawa redevient un territoire  japonais, il adhère au Parti communiste japonais et se présente aux électionx législatives pour la circonscription d’Okinawa qu’il remportera sept fois et représentera jusqu »en 1990.

Il décède en 2001.

 

Le parcours de Senaga, en des temps où l’opposition à la présence militaire étouffante des Etats-Unis  à Okinawa et les crimes qu’elle entraîne se fait tantôt molle tantôt inexistante, nous montre deux choses.

1 Que les Etats-Unis ne sont aucunement disposés à ce que leur politique extérieure soit critiquée

2 Que la lutte, sous la forme intellectuelle et les actions non-violentes, est importante pour qu’Okinawa redevienne une terre paisible et un lieu vivable pour ses habitants.

 

11 novembre 2013

Le Tour d’…….Okinawa

Classé sous info du jour — shichaara2013 @ 1 h 58 min

 

Non, il ne s’agit pas du Tour de France. Les autorités touristo-culturelles d’Okinanawa, dans le but d’attirer toujours plus de monde sur l’île principale- plus spécialement sa partie Nord-, ont créé en 1989 cette course amateure, avant de l’ouvrir au professionels dix années plus tard.

Elle accueille des équipes étrangères, dont les membres sont bien contents de venir s’amuser sur une île où il fait presque 30 degrés en novembre.

On peut s’interroger sur le fait de tenir une course sur une île ne faisant qu’un peu plus de 100km de long sur à peine 20  de large, encore plus quand il s’agit d’une de ses parties seulement. La course fait donc 210km de long et s’est tenue le 10 novembre.

Bien sûr, la circulation, déjà peu évidente sur une île si petite par rapport à sa population, en fut perturbée.  Les 100 participants, dont quelques étrangers, furent accueillis en grande pompe, avec fêtes dans les écoles la veille de l’évènement.

A une époque où le chomage ne cesse de grandir, où le problème des bases des Etats-Unis devient de plus en plus pesant, Okinawa ferait mieux de penser à son avenir plutôt que de vouloir  être l’égal de grandes agglomérations japonaises, telle Tôkyô, qui ont elle aussi leur Tour de.

 

9 novembre 2013

Corail

Classé sous images — shichaara2013 @ 11 h 44 min

 

Okinawa est réputé pour ses fonds coralliens. Nombreux sont les pans de bord de mer de ces îles à avoir subi les maux de l’industrialisation et du développement touristique, mais il reste, ça et là, des endroits où le corail est encore présent…. même s’il ne reste que 20 % de ce qu’il y avait avant la dernière guerre.

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Ce corail abrite une multitude de formes de vie, animales comme végétales.  Les poissons de récifs en font partie et peuplent les côtes d’Okinawa, en faisant un véritable arc en ciel

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poisson

 

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8 novembre 2013

les fruits d’Okinawa

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 11 h 55 min

 

Les japonais associent souvent Okinawa avec des fruits  tropicaux, rares et  délicieux : mangues, ananas ou caramboliers par exemple.

Or, il s’agit de cultures récentes, importées de Thailande ou de Taiwan. En effet le climat d’Okinawa n’est pas tropical et ne permet pas de cultiver de tels produits, ce qui explique leur absence jusqu’à l’époque contemporaine (moderne pour l’ananas) quand les autorités agro-alimentaires ont décidé d’utiliser Okinawa pour obtenir ces fruits précieux.

Les fruits natifs d’Okinawa sont par exemple  la goyave, la banane, ou encore une espèce de citrus…. tout cela étant beaucoup moins exotique que les fruits appréciés des japonais pour leurs couleurs  vives et saveurs  peu communes.

les fruits d'Okinawa dans informations générales

citrus

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bananes

 

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goyaves

Pareillement aux légumes ayant apporté à la population des nutriments et vitamines durant des siècles, ayant permis à Okinawa d’être l’un des endroits où l’on vi(vait) le plus longtemps sur Terre,  ces fruits, sobres et peu sucrés,  sont la sources de bienfaits…. que les habitants actuels d’Okinawa semblent oublier au profit de fruits venant des Etats-Unis, cultivés de manière douteuse par de grands groupes criminels : bananes bon marché,  oranges sans saveur.

6 novembre 2013

Ryûkyû kobudô ou Okinawa kobudô

Classé sous arts martiaux — shichaara2013 @ 9 h 33 min

 

En France on connaît surtout l’expression Okinawa kobudô = arts martiaux avec armes d’Okinawa, parce que cette activité est enseignée par deux Okinawnais appartenant à cette école créée par Matayoshi Shinpô dans les années 1970.

On  en a vite déduit que toute pratique armée issue d’Okinawa se nomme ainsi. Or ce n’est pas tant l’activité que l’école que cette appellation désigne, un peu comme pour les mots  karate et Gôjû-ryû, le second appartient au premier, mais n’englobe pas toutes les formes de karate ni ses écoles.

Il existe ainsi une autre école centrée sur le maniement des armes d’Okinawa que sont par exemple le bâton long  bô, les tridents courts sai ou la matraque à poignée tunfaa, à savoir  les Ryûkyû kobudô = arts martiaux avec armes des Ryûkyû (ne pas oublier que le terme de ryûkyû est presque équivalent à ceui d’okinawa) fondée par Taira Shinken dans les années 1950. Cette école est presque inconnue en France mais est présente en Allemagne ou au Royaume-Uni.

 

Il faut par contre comprendre que ni l’une ni l’autre ne s’inscrit dans une longue lignée tant elles sont fondées sur une synthèse et une compilation  de savoirs martiaux encore présents à Okinawa mais en danger  de disparition au moment de leurs créations. Ce sont donc des écoles modernes, bien que s’inscrivant dans une tradition centenaire, regroupant divers  armes et courants.

L’école Matayoshi  inclut donc les savoirs du père de Shinpô : Shinkô, ainsi que par exemple l’enseignement d’Agena Chokuhô (pour les sai) ou d’Irei Oki (pour les tunfaa)

Taira par l’intermédiaire de Yabiku Môden reçut l’école de bâton long Yamane, mais aussi de sai de Tawada Shinboku.

 

Chacune à des kata spécifiques et aussi et surtout une façon particulière d’utiliser le corps et de générer la force.

Les Ryûkyû kobudô  sont plus proches du shurite tandis que les Okinawa kobudô s’inscrivent  dans les lignée des école de combat venant du Fujian.

 

 

 

 

 

 

 

 

5 novembre 2013

Pourquoi il n’y a pas de (forts) tremblements de terre à Okinawa ?

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 15 h 25 min

 

Okinawa est composé d’îles dont aucune n’est volcanique, à la différence du reste du Japon qui repose sur des volcans (ce qui explique la présence de sources d’eau chaude qui font la joie des thermalistes).

Par ailleurs le Japon métropolitain est à cheval sur quatres plaques tectoniques : la plaque pacifique, la plaque philippine, la plaque eurasienne et la plaque nord-américaine.  Le jeu entre ses différentes plaques entraîne de violents séismes, comme celui de mars 2011 au  large du nord-est du Japon.

Okinawa repose sur la plaque d’Okinawa, située entre la fosse d’Okinawa à l’Ouest à la fosse des Ryûkyû à l’Est. C’est une plaque qualifiée de tertaire, inscrite dans la plaque eurasienne.

Quand un phénomène de subduction se produit comme s’est le cas au Japon, la plaque coulisse sur elle-même et l’ensemble des îles d’Okinawa avec,  comme si elles étaient placées sur un jeu de roulement à billes.

Ainsi, lorsque la terre tremble c’est toujours très légèrement, comme cela se produit dans le sud de la France, sans faire de dégats et encore moins de victimes alors que les forces mises en présence sont énormes.

 

Par contre, Okinawa est un couloir à typhons; mais il s’agit d’un autre sujet

 

 

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4 novembre 2013

Le cap Chinen

Classé sous images — shichaara2013 @ 15 h 55 min

 

 

Situé au sud-est de l’Ile d’Okinawa, sur l’océan Pacifique, le cap Chinen offre un panorama sur une bonne partie de la côte est de l’île. On y voit aussi l’Ile de Tsuken, au dernier plan au centre, ou la péninsule de Katsuren à gauche.

 

Au premier plan , on voit bien la végétation d’Okinawa. Au deuxième, le récif corallien, là où se forment les vagues, à l’endroit où l’eau est peu profonde, tandis que derrière la profondeur atteint subitement 4-5 mètres.

 

 

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Vue depuis le côté nord du cap.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chinois et okinawanais

Classé sous langue — shichaara2013 @ 3 h 00 min

 

Si comme je l’ai écrit il y a quelques jours, l’okinawanais et le japonais sont des langues soeurs, entretenant de nombreux points communs, surtout visibles entre la partie CLASSIQUE de la langue japonaise  et la langue des Ryûkyû, on retrouve dans cette dernière de nombreux termes venant du chinois .

Ainsi le chat se dit mayaa (mao en chinois), la blague :  teefa (vient du chinois dahua  « une histoire »), le bahut : kee  (ch. :gui- pronocer kwi-),  le pirate : haichee  (ch. : haizei), le père : taarri -terme venant de celui en usage chez les classes supérieures de jadis-(ch. : daling). La liste est ainsi bien longue et comporte même des termes ayant disparus du chinois standard, qui se sont par contre figés dans la langue okinawanaise.

Chinois et okinawanais dans langue cab.hitu11-640x460-300x215 bahut  kee

Encore une fois, la richesse de la culture d’Okinawa apparaît sous nos yeux.  Sa langue que l’on résume au Japon à un simple dialecte du japonais, en une pure vision colonialiste, est beaucoup plus complexe. Faite de termes  issus du fond japonique, de mots chinois, et de termes purement vercaculaires, comme nous le verrons prochainement, la langue okinawanaise est un véritable trésor, malheureusement sujet à l’oubli et à l’oxydation.

1 novembre 2013

Okinawa… la Mecque du karaté??

Classé sous arts martiaux — shichaara2013 @ 10 h 40 min

 

Il suffit de tendre l’oreille dans les vestiaires des clubs ou de feuilleter un magazine d’arts martiaux.    La tendance actuelle est de dire qu’Okinawa est le summum pour les pratiquants de karaté.

 

Déjà il faut savoir de quelle école on parle, car un shôtôkan aura peu de chances de se plaire dans un dôjô de Naha d’Uechi-ryû.

 

Okinawa... la Mecque du karaté?? dans arts martiaux 0shôtôkan

 

enbukai2011_09 dans arts martiauxuechi-ryû

De plus le karate d’Okinawa ne veut en soi rien dire, tant les écoles sont à l’heure actuelle disparates. Il ya bien un fond commun : makiwara et renforcement (surtout sous la forme kote gitae) mais  ces pratiques s’effacent de plus en plus pour un entraînement sur le modèle japonais actuel : répétitions de kata avec une recherche esthétique et  combat à la touche en sautillant.

Par contre les différences sont très marquées :  la Matsubayashi  pratique encore beaucoup les exercices à deux,  la Gôjû travaille les bunkai et les renforcements musculaires tendineux, l’uechi accentue le renforcement sous toutes ses formes avec encaissement de coup, la Kobayashi se concentre sur les kata et les répetitions de techiniques dans le vide.

Tout cela est accompagné d’une utilisation spécifique du corps propre à chaque école. Alors karate d’Okinawa???  Il y en a a au moins  QUATRE.

Mais le plus insolite est que les dôjô sont vides…. hormis la présence d’enfants (voire de bambins) qui permettent de payer les factures, et peut-être dans le lot de déceller un futur pratiquant assidu qui n’abandonnera pas au gré des activités extra-scolaires du collège, de l’emploi du temps incensé du lycée et de l’envie de faire autre chose  à la fac. Une fois dans la vie active, nombreux seront les facteurs à le détourner du dôjô : heures supplémantaires, éloignement géographique du dôjô,  vie de famille ou encore activité plus à la mode (foot?!!, running ect)

Non, le karate okinawanais ne se porte pas bien, et les stagiaires qui viennent en été sont parfois plus nombreux que les habitués.  Bien sûr dans les GROS dôjô, avec un maître à l’envergure internationale tel que Higaonna Morio ou Shimabukuro Zenpo, les choses sont différentes. Mais Okinawa compte des centaines de dôjô, et combien voient leurs effectifs être de plus de 10 chaque semaine ?

Alors bien-sûr les Français qui viennent à Okinawa boivent de la bière locale, mangent des sushis….. et font du karaté. Mais  est-ce vraiment du karate d’Okinawa?  Y trouvent-ils vraiment des choses qui les font progresser plus que des stages de leur ligue? Rien n’est moins sûr.

 

 

 

 

 

 

31 octobre 2013

L’automne à Okinawa??

Classé sous informations générales — shichaara2013 @ 14 h 58 min

L’automne à Okinawa, n’existe pas en soi.

S’il existe un été, long (entrecoupé d’une saison des pluies et comportant une partie hâtive dès le mois d’avril), un hiver, bref de mi-décembre à février -avec des pointes de froid entre janvier et début février- mais rendant l’intérieur des maisons plus froides qu’en Europe, et un printemps au mois de mars, il n’y a pas d’autome vu que l’été dure jusqu’en novembre (22,5 degrés C de moyenne) et que l’hiver lui emboite le pas

Mais depuis quelques années, les Okinawanais parlent de plus en plus souvent de l’automne, synonyme pour eux de poissons bleus (balaou du Japon, maquereau), de pommes, de marmittes et autres chataignes…. des saveurs en fait imposées par l’industrie agro-alimentaire japonaise, qui force le marché départementale okinawanais. Allant de paire avec ses produits, la notion même d’automne se généralise à Okinawa, étant donné que les habitants ont de plus en plus conscience d’être Japonais plus qu’Okinawanais…. ou alors se disent Okinawanais mais sous un modèle voulu par les médias métropolitains.

File:Sanma01.jpg

sanma   (balaou)     ou

hamadai

akamachi   (etelis)

Okinawa croule sous les poissons locaux,  étant entouré de mer et d’océan…. mais plutôt que de proposer aux habitants de l’etelis fraichement pêché en mer, on leur impose, parce qu’EUX aussi sont japonais et qu’ils y ont droit, du balaou (souvent d’élévage) acheminé en avion à la fraicheur moindre et au coût écologique beaucoup plus important.

 

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